Culture "Noire n’est pas leur métier", le juste combat des actrices noires

18:05  17 mai  2018
18:05  17 mai  2018 Source:   parismatch.com

Festival Cannes 2018 : plusieurs actrices noires mobilisées contre le racisme (Vidéo)

  Festival Cannes 2018 : plusieurs actrices noires mobilisées contre le racisme (Vidéo) Plusieurs actrices noires et métisses se sont réunies sur les marches du Festival de Cannes mercredi soir pour dénoncer le racisme qu’elles ont déjà subi. Non Stop Zapping vous en dit plus.Dénoncer les clichés racistes dans le cinéma : c’est le but qu’elles se sont fixées. Mercredi 16 mai au Festival de Cannes, 16 comédiennes noires et métisses se sont réunies en haut des marches du Palais des Festivals pour lutter contre les discriminations. À l’origine de cette initiative, l’actrice Aïssa Maïga qui a mis au point un ouvrage collectif "Noire n’est pas mon métier" rassemblant les témoignages des 16 femmes sur des incidents discriminatoires dont elles ont été victimes.

1/ Noire n ’ est pas mon métier . ► Bonjour Denise Epoté, on se tourne vers le monde du cinéma pour votre première tête d’affiche. Un collectif de 16 actrices noires de peau publie un livre témoignage sur leurs infortunes, clichés et racisme qui jalonnent leur carrière en France.

Noire n ' est pas leur métier . Partagez sur Facebook. Elles sont actrices , noires et déplorent que leur couleur de peau influence les rôles qu'on leur propose. Un recueil de témoignages vient de sortir.

Nous avons interrogé trois générations d’actrices noires engagées dans le collectif «Noire n’est pas un métier» qui a monté les marches ensemble mercredi soir à Cannes pour réclamer plus de diversité dans le cinéma français.

Bruno Le Maire: © Vincent Capman / Paris Match Bruno Le Maire: "Face aux Etats-Unis, la faiblesse ne paie pas"

Elles sont seize. Seize actrices noires déjà engagées dans le collectif «Noire n’est pas un métier» - Aïssa Maïga, Sara Martins, Marie Philomène Nga, Sabine Pakora, Firmine Richard, Sonia Rolland, Maggaiyia Silberfeld, Shirley Souagnon, Assa Sylla, Karidja Touré, France Zobba, Nadège Beausson-Diagne, Mata Gabin, Maïmouna Gueye, Eye Haidara et Rachel Khan – mais le mouvement compte bien prendre une ampleur nouvelle et incontournable dans la foulée de cette montée des marches symboliques. Un livre est paru le 3 mai dernier et elles seront présentes à la Marche du 23 mai prochain, à Paris.

Cannes 2018: Aïssa Maïga et 15 actrices noires unies pour la diversité dans le cinéma

  Cannes 2018: Aïssa Maïga et 15 actrices noires unies pour la diversité dans le cinéma La montée des marches de «Burning» du coréen Lee Chang-dong a pris des accents politiques ce mercredi soir. Sur le tapis rouge du Palais des festivals, seize actrices noires, Aïssa Maïga, Sara Martins, Marie Philomène Nga, Sabine Pakora, Firmine Richard, Sonia Rolland, Maggaiyia Silberfeld, Shirley Souagnon, Assa Sylla, Karidja Touré, France Zobba, Nadège Beausson-Diagne, Mata Gabin, Maïmouna Gueye, Eye Haidara et Rachel Khan, ont décidé de clamer haut et fort : qu’être «noire n’est pas un métier» - elles ont d’ailleurs créé un collectif à ce nom, et un livre est déjà en librairie depuis le 3 mai dernier. Elles souhaitent plus de diversité dans le cinéma et plus d’égalité. C’est un désir ou plus exactement un véritable espoir. Etre noire n'est pas un métier, disponible en librairie depuis le 3 mai. © Editions du Seuil. A lire : Cannes 2018: La montée des marches engagée des 82 femmes Pour fouler ce red carpet, les 16 jeunes femmes sont toutes habillées par Olivier Rousteing pour Balmain, seul homme de couleur noire à être à la tête d’une maison de haute couture. Leur message est évident, pour ne pas dire dans l’air du temps. Après le succès mondial de «Black Panther», elles souhaitent montrer qu’elles peuvent aussi avoir leur place au coeur du cinéma français. Pourtant, rien n’est simple, rien n’est acquis. Souvent, elles sont les cibles de «plaisanteries douteuses», de «réflexions blessantes, de «clichés d’un autre âge».

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici. bête noire \bɛt nwaʁ\ féminin. Chose ou personne que l’on redoute le plus. Le solfège est sa bête noire ; elle déteste ça et parle même d’arrêter le conservatoire.

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Voir aussi : Cannes 2018: Aïssa Maïga et 15 actrices noires unies pour la diversité

L’actrice Aïssa Maïga («Il a déjà tes yeux») est à l’origine du livre et du collectif. Comédienne confirmée née en 1975, elle a longtemps été victime des préjugés au moment des castings, avant de devenir l’une des actrices les plus populaires du cinéma français. «Nous avions cet objectif très fort d’interpeller le cinéma français avec notre livre collectif, féministe, inclusif. Le Festival de Cannes était un rendez-vous incontournable pour incarner la diversité et la parité. Un rendez-vous avec seize comédiennes françaises noires n’avait jamais eu lieu et c’était un événement. Ce fut un moment historique», nous a expliqué l’actrice, à Cannes.

Cannes 2018: La montée des marches de "Capharnaüm"

  Cannes 2018: La montée des marches de Dans l’histoire du festival de Cannes, elles ne sont que deux femmes à avoir remporté la Palme d’Or, récompense suprême de la Croisette. D’abord Jane Campion en 1993 pour «La Leçon de piano», avec Holly Hunter, Harvey Keitel et Sam Neill. Et ce n’est seulement que 22 ans plus tard qu’Agnès Varda reçoit une Palme d’Or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière et de sa contribution au cinéma français. Mais c’est tout, l’histoire s’arrête ici pour les femmes à Cannes. Est-ce que cette 71e édition, présidée par Cate Blanchett, couronnera sa troisième réalisatrice ? A lire : "Noire n'est pas leur métier", le juste combat des actrices noires En attendant de le savoir, la compétition continue. Et ce jeudi soir, c’est le long-métrage de la cinéaste libanaise Naomi Labaki, «Capharnaüm», qui entre en scène. L’histoire du film parle d’un petit garçon de 12 ans, Zain, présenté devant un juge. Il souhaite attaquer ses parents en justice. Et quand le magistrat lui demande les raisons de cette guerre à venir, l’enfant répond: «pour m’avoir donné la vie». Pour soutenir le film, Cate Blanchett, la présidente du jury, avait fait le déplacement, mais aussi Gary Oldman, acteur oscarisé il y a seulement quelques mois et qui donnera ce vendredi une masterclass sur la Croisette.

Si Julien hésite dans sa carrière, s'il est ému jusqu'à la frénésie par son adaptation à la vie parisienne, c' est qu'il est un plébéien en transfert de classe Paul Bourget, Préface au Rouge et le Noir , 1923. "Le Grand secret de Stendhal, sa grande malice, c' est décrire tout de suite

Nous voulons les y reconduire. 4. Ils ne pourront pas montrer tout cela à leur hôte. Chapitre 2: Le Trésor de Barbe Noir . Première partie. (traduction d'anglais) (0).

«Nous sommes tous ensemble. Nous ne représentons pas que les actrices noires victimes de stéréotypes mais toutes les femmes en dehors de la sphère du cinéma. Les gens qui sont issus de la diversité, noirs, hommes, femmes, asiatiques, déclassés peuvent nous rejoindre et nous remercient déjà pour cette prise de parole. C’est émouvant. Nous nous sommes senties tellement seules, incomprises que cela nous donne confiance et que l’on sent plus forte.»

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Sur le champ du symbolique, les femmes ont déjà gagné

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Aïssa Maïga lors du 71e Festival de Cannes. Yannick Vely

Pour Aissa Maïga, le temps est enfin venu de répondre à la question de la représentation des femmes, des Noirs et de la diversité dans le cinéma français. «Quand il y a deux-trois ans des femmes avaient pris la parole pour dénoncer les inégalités dans le monde du cinéma, il y avait eu des réactions de refus de ce débat. Aujourd’hui, ce débat s’est imposé. Les femmes ont été 82 sur le tapis rouge et cela n’a pas fait débat. Sur le champ du symbolique, les femmes ont déjà gagné. Maintenant il faut que cela devienne l’égalité réelle. C’est la même chose pour la diversité. Une bataille a été gagnée mais d’autres sont à mener, les batailles concrètes des mesures à prendre et des dialogues à instaurer.» Ce n’est pas une guerre de chapelle pour Aïssa Maïga, bien au contraire. «Il ne s’agit pas de tolérance, de solidarité mais d’empathie. Il faut ressentir dans notre chair ce que les exclus traversent en terme d’injustice».

Cannes 2018: La montée des marches de "Burning"

  Cannes 2018: La montée des marches de Neuvième soirée au Festival de Cannes. Après l’euphorie laissée par la projection de «Solo : A Star Wars Sotory», c’est au tour du film sud-coréen «Burning» réalisé par Lee Chang-Dong d’être projeté ce mercredi 16 mai. La Croisette avait découvert le réalisateur en 2000 lors de la Quinzaine des réalisateurs puis en 2007 avec le film «Secret Sunshine» qui avait valu à l’actrice principale Jeon Do-yeon le prix d’interprétation féminine. En 2009, il est même membre du jury sous la présidence d’Isabelle Huppert. L’année suivante, c’est la consécration. Son film «Poetry» repart avec le prix du scénario. Après quelques années d’absence, cet ancien romancier signe cette année son grand retour sur la Croisette avec «Burning», un thriller énigmatique adapté d’une nouvelle de Haruki Murakami, «Les Granges brûlées». A lire aussi : Cannes 2018: Izabel Goulart, la compagne de Kevin Trapp envoûte la Croisette Le pitch : lors d'une livraison, Jongsu, un coursier, tombe par hasard sur Haemi, une jeune fille qui habitait auparavant son quartier. Elle lui demande de s’occuper de son chat pendant un voyage en Afrique. À son retour, Haemi lui présente Ben, un garçon mystérieux au passe-temps bien étrange qu’elle a rencontré là-bas. Pour monter les marches, Lee Chang-Dong était accompagné de toute son équipe, notamment Steven Yeun devenu célèbre grâce à la série «The Walking Dead». Mais sur le tapis rouge, tous les regards étaient tournés vers le collectif «Noire n’est pas un métier» composé de seize actrices noires (toutes habillées par Olivier Rousteing) venues protester pour plus de diversité dans le cinéma. Étaient également présents Aymeline Valade, Estelle Lefébure, Daniel Cohn-Bendit, Izabel Goulart ou encore Adriana Lima.

2. Le neige est blanc. 3. Sa ferme produisait non seulement du blé, mais aussi de la viande, du beurre, et du lait. 4. Maman mit du beurre sur la tartine. Chapitre 2: Le Trésor de Barbe Noir . Première partie. (traduction d'anglais) (0).

3. Je suis peut-être indiscret, mais je vous assure que ce n ’ est pas une curiosité. Chapitre 2: Le Trésor de Barbe Noir . Première partie. (traduction d'anglais) (0).

Née en 1994, Karidja Touré, révélation de «Bande de filles» de Céline Sciamma, décrit à quel point la discrimination est inscrite dans les consciences. «Quand je voulais me lancer dans le cinéma, à l’adolescence, je savais que si on recherchait une jeune fille de 13-14 ans sans préciser de type africain, ce n’était pas pour moi, mais pour une jeune fille blanche, caucasienne. On se sent exclue. On devrait être jugée sur notre jeu et pas sur notre couleur de peau.» Dans «Ce qui nous lie» de Cédric Klapisch, elle jouait une jeune fille bretonne. «Cela aurait pu être une jeune fille blanche, mais Cédric Klapisch s’est dit "je vais prendre Karidja Touré car peu importe".» Et il a bien sûr raison. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Cédric Klapisch a aussi donné l’un de ses premiers rôles à Aïssa Maïga dans «Les Poupées russes». Le succès de ses films vient aussi des choix de casting qui reflètent la diversité de la jeunesse française.

«Doyenne» du collectif, Firmine Richard, née en 1947, a pu observer la trop lente évolution du cinéma français à prendre en compte la diversité de sa population. «Il y a quand même une évolution, quand on voit le succès de «La Première étoile» de Lucien Jean-Baptiste. Le public est prêt. Les producteurs « disent que » mais quand je vois le succès de « Black Panther», qui bat tous les records, cette frilosité est surtout dans la tête des producteurs.» Au-delà du cinéma, Firmine Richard nous rappelle combien la société française met du temps à accepter sa diversité : « regardez combien de temps il a fallu pour qu’un journaliste noir présente le JT en France, par rapport à l’Angleterre ou aux Etats-Unis. Pendant six mois, il a fallu préparer les téléspectateurs. Les décideurs sont trop frileux.» Pour la comédienne de «Romuald et Juliette», il faudrait imposer des quotas. «Comme les choses ne sont pas naturellement, il faut prendre des mesures fortes même si ce n’est pas la solution idéale. Peut-être que cette discrimination est inscrite dans l’inconscient collectif. Il faut réveiller la parole et les consciences.»

"Noire n'est pas un métier" © Edition Le Seuil

Rizzoli & Isles : les coulisses de la série vues par les actrices (42 PHOTOS) .
France 2 diffuse ce lundi 14 mai à partir de 20h55 deux nouveaux épisodes inédits de la septième et dernière saison de Rizzoli and Isles. Accros aux réseaux sociaux, les deux actrices stars de la série, Sasha Alexander et Angie Harmon, n'ont de cesse de poster des photos de leur journées de travail. Immersion dans les coulisses de Rizzoli & Isles ...Chaque lundi soir, les fidèles de Jane et Maura se délectent des enquêtes de Rizzoli & Isles dont France 2 propose actuellement la saison 7, qui est aussi la dernière.

Source: http://fr.pressfrom.com/actualite/culture/-104333-noire-n-est-pas-leur-metier-le-juste-combat-des-actrices-noires/

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