Entreprise Airbus signe le premier contrat de l'A220 (ex C-Series) sur les terres de Boeing

19:25  11 juillet  2018
19:25  11 juillet  2018 Source:   latribune.fr

Airbus rebaptise le C-Series A220 et vise des milliers de commandes

  Airbus rebaptise le C-Series A220 et vise des milliers de commandes Dix jours après la prise de contrôle du programme C-Series du constructeur canadien Bombardier, Airbus a a annoncé qu'il rebaptisait l'avion A220. Avec cet appareil, l'avionneur européen compte rafler la moitié du marché des appareils de 100 à 150 places attendu au cours des 20 prochaines années, soit plus de 3.000 appareils. Un nouvel Airbus entre dans la grande famille de l'avionneur européen. Son nom :  l'A220. En prenant le contrôle du programme C-Series de Bombardier le 1er juillet dernier, Airbus a décidé de rebaptiser les deux versions de l'appareil canadien à son nom.

5.2 Retour de Boeing à la première place avec les succès commerciaux des 777 et 787. 5.3 Les retards très importants du Boeing 787. Contrat de 18,8 milliards d’euros, sur 27 ans. En février 2007, les Émirats arabes unis ont annoncé à leur tour avoir signé avec Airbus pour trois ravitailleurs

Son rival Boeing a signé le premier gros contrat du sal Un Airbus A380 décolle de l 'aéroport de Toulouse-Blagnac pour un vol test , le 19 avril 2010. Reuters / J-P Arles.

La compagnie américaine Jetblue a annoncé qu'elle avait l'intention de commander 60 A220. Après la commande de Delta qui avait provoqué l'ire de Boeing, il s'agit du deuxième contrat important aux États-Unis.

Boeing doit l'avoir entre la gorge. Le premier contrat signé par Airbus pour l'A220, le nouveau nom du C-Series de Bombardier, aujourd'hui contrôlé par Airbus, est américain. La compagnie low-cost américaine Jetblue a en effet signé le 10 juillet un protocole d'accord portant sur 60 commandes d'A220-300. Après Delta en 2016, il s'agit de la deuxième compagnie de poids américaine à s'engager sur cet avion d'une capacité de 100 à 150 sièges selon les versions. Et vu la colère qu'avait provoquée chez Boeing la signature de la commande de Delta pour 75 appareils (assortie de 50 options), cette nouvelle commande américaine doit forcément faire grincer des dents à Seattle.

L'Arabie Saoudite s'offre cinq corvettes espagnoles

  L'Arabie Saoudite s'offre cinq corvettes espagnoles L'Arabie Saoudite a acheté au chantier naval espagnol Navantia cinq corvettes Avante 2200 pour 2 milliards d'eurosLe fameux club Marbella, où se retrouvent les très hauts dignitaires saoudiens et hommes d'affaires espagnols, dont l'ancien roi d'Espagne, a de nouveau frappé. Et fort puisque c'est la première fois que l'Espagne exporte des navires de guerre en Arabie Saoudite. Le club Marbella est à l'origine de l'achat mardi par l'Arabie Saoudite de cinq corvettes Avante 2200 fabriquées par le chantier naval Navantia. Une commande miraculeuse estimée à 2 milliards d'euros pour Navantia, qui était au bord du précipice après avoir cumulé(cinq ans de pertes.

De son côté, Airbus devrait aussi multiplier les annonces de contrats . Au premier semestre, l’américain a livré 375 avions. Forte croissance du trafic. Il n’empêche, l’optimisme d’ Airbus comme de Boeing est désormais mesuré.

"Il semblerait que ce qu'a fait Airbus avec Bombardier donne du souci aux autres industriels concernés et Boeing est en train de voir comment il va pouvoir Le premier CSeries 100 a été mis en service en 2016 par la compagnie Swiss, tandis que Air Baltic a été la compagnie de lancement du CSeries-300.

Bataille commerciale

Le premier A220-300 a atterri ce mardi à Toulouse © Fournis par La Tribune Le premier A220-300 a atterri ce mardi à Toulouse

Pour rappel en effet, bien qu'il ne disposait pas d'un avion dans la gamme demandée par Delta, Boeing s'était senti lésé et avait attaqué la commande signée par Delta et Bombardier en accusant le constructeur canadien d'avoir cassé les prix pour rafler le contrat. Et ce grâce aux aides publiques versées par la province du Québec. Boeing avait estimé que Bombardier avait vendu chaque CS100 à 19,6 millions de dollars américains (très loin de son prix catalogue de 79,5 millions de dollars) pour un coût de fabrication de 33,2 millions et affirmé devant l'ITC que "le C-Series n'existerait tout simplement pas sans ces subventions".

L'affaire était allée très loin puisque les États-Unis avaient décidé d'appliquer des droits de douane exorbitants de 220% sur les avions C-Series, avant d'être déjugés en début d'année par la commission du commerce international des États-Unis (ITC). Même sans cette décision favorable, Airbus comptait contourner la menace en installant une chaîne d'assemblage final (FAL) à Mobile, en Alabama (sud-est des États-Unis), où il assemble déjà des A320. Celle-ci est prévue à l'horizon 2020.

ATR : un bilan provisoire commercial mitigé en 2018 .
Depuis le début de cette année, le constructeur franco-italien de turbopropulseurs (50-50 entre Airbus et Leonardo) a déjà engrangé 39 commandes ou intentions de commande sur les 80 espérées en 2018. Les temps sont plus durs pour ATR sur le plan commercial en 2018 qu'en 2017, année où le constructeur franco-italien de turbopropulseurs avait engrangé 113 commandes.

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