Monde Entre Pékin et Téhéran, des intérêts bien compris

13:25  16 mai  2018
13:25  16 mai  2018 Source:   liberation.fr

Macron et Rohani conviennent de poursuivre leur travail commun

  Macron et Rohani conviennent de poursuivre leur travail commun Emmanuel Macron et le président iranien Hassan Rohani sont convenus mercredi, lors d'un entretien téléphonique, de poursuivre leur travail en commun en vue de la mise en œuvre continue de l'accord sur le nucléaire de 2015 et de la préservation de la stabilité régionale, rapporte l'Elysée.Au lendemain de la décision du président américain Donald Trump de sortir de cet accord, le président français a appelé son homologue iranien à "continuer à mettre en oeuvre" ce texte, précise la présidence française dans un communiqué.

La géopolitique autrement, pour mieux la comprendre Nous avons déjà montré à plusieurs reprises à quel point le rapprochement entre Moscou, Pékin et Téhéran s'est accéléré ces dernières années.

« Nous ne pouvons nous permettre une guerre nucléaire à cause de l’intransigeance de François ! » a ajouté l’une de ces sources bien informées. Ce qu’il faut comprendre , c’est que cet article nous choque terriblement, parce qu’il décrit exactement ce qu’ont pu ressentir les Libyens, puis les Syriens

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, et son homologue chinois, Wang Yi, à Pékin dimanche. © THOMAS PETER Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, et son homologue chinois, Wang Yi, à Pékin dimanche.

Alors que le ministre iranien des Affaires étrangères est en pleine tournée diplomatique, à la recherche de garanties économiques, retour sur les raisons qui poussent la Chine à défendre l'accord sur le nucléaire.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a entamé dimanche sa tournée diplomatique auprès des signataires de l’accord sur le nucléaire, pour tenter de les amener à faire front contre les Etats-Unis. Alors que l’Iran demande des garanties économiques en échange du maintien de l’accord, sa première étape a été pour la Chine, principal partenaire économique et soutien de longue date de Téhéran.

Nucléaire iranien : la Chine appelle à sauvegarder l'accord de 2015

  Nucléaire iranien : la Chine appelle à sauvegarder l'accord de 2015 Le ministère chinois des Affaires étrangères a dit "regretter" mercredi la décision de Donald Trump de retirer les États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien. Au lendemain de l'annonce du retrait des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, la Chine a appelé, mercredi 9 mai, à sauvegarder le texte. Elle dit "regretter" cette décision et "appelle toutes ses parties à agir de façon responsable" pour revenirau respect du texte, a martelé le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Téhéran - Le président iranien Hassan Rohani a dit mardi soir vouloir discuter avec les Européens, les Russes et les Chinois afin de Pékin - Kim Jong Un a rencontré le président chinois Xi Jinping dans le nord-est de la Chine, une visite surprise quelques semaines avant un sommet prévu entre le dirigeant

L’index de la qualité de l’air a atteint le niveau 148, à deux points du niveau rouge, alors que le niveau normal est compris entre 0 et 50, selon l’OMS. La pollution est en général élevée à Téhéran

Sans être aussi démonstratif que les autres signataires, Pékin a rappelé la semaine dernière son attachement à l’accord de 2015. Comme ses partenaires, la Chine estime qu’elle remplit son office en limitant la prolifération nucléaire, tout en promouvant la paix et la stabilité au Moyen-Orient et en servant d’exemple de problème complexe résolu par des moyens politiques. Mais au-delà de ce soutien au principe même de l’accord – l’arrêt du programme nucléaire militaire iranien en échange de la levée des sanctions économiques – la Chine défend aussi dans cette affaire une vision multilatérale des relations internationales. Alors qu’une guerre commerciale avec les Etats-Unis se profile, toutes les occasions sont bonnes pour s’opposer à une toute-puissance américaine en matière diplomatique. Le ministre chinois des Affaires étrangères a rappelé dimanche que son pays «défendait fermement le multilatéralisme et le maintien des traités internationaux». Pour peser dans les relations internationales «la Chine a tout intérêt à se présenter comme un acteur responsable de la diplomatie mondiale et à défendre l’idée d’une démocratisation des règles internationales», confirme Camille Brugier, Ater à l’université de Toulouse-I-Capitole.

La décision de Trump sans conséquences pour le secteur pétrolier, dit Téhéran

  La décision de Trump sans conséquences pour le secteur pétrolier, dit Téhéran Le revirement des Etats-Unis, qui ont dénoncé mardi l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, n'affectera pas les exportations pétrolières de la République islamique, a assuré jeudi le ministre du Pétrole. "La décision de Trump n'aura aucun impact sur nos exportations de pétrole (...) Il s'agit maintenant d'une période historique", a déclaré Bijan Zanganehat sur l'antenne de la télévision publique."Si des étrangers investissent en Iran, le développement de notre secteur pétrolier ira plus vite. Sinon, nous ne mourrons pas", a-t-il ajouté.

Ces mêmes monarchies devaient fermer les yeux sur les événements en cours dans certaines régions y compris en Palestine, alors même qu’ils prétendent soutenir les aspirations du peuple palestinien. L’axe Pékin -Beyrouth, passant par Moscou, Téhéran et Damas, ne pourra que se renforcer.

mercredi 31 août 2016. Syrak. Pékin pourrait bientôt adhérer à l’axe Téhéran -Moscou-Damas ! Cependant, chacun a bien compris que cet accord cache autre chose car cela fait déjà quatre ans qu’une moitié des médecins militaires est formée en Chine.

L’opposition aux Etats-Unis pourrait bien s’exprimer une fois de plus par la politique commerciale. Le 9 mai, la Chine a assuré par la voix de Geng Shuang, le porte-parole de sa diplomatie, qu’elle maintiendrait «des relations économiques et commerciales normales» avec l’Iran. «Tant que les obligations internationales ne sont pas violées par Téhéran, la Chine poursuivra avec l’Iran une coopération concrète transparente», a-t-il ajouté.

Posture paradoxale

Sur le plan économique, la Chine est incontournable en Iran. Pékin est non seulement le premier partenaire commercial du pays – plus de 25% des échanges se sont faits avec la Chine en 2017 – mais il finance aussi à crédit la construction de nombreuses infrastructures dans le pays. En juin 2017, quelque 136 projets financés par des entreprises chinoises étaient lancés ou achevés en Iran, pour un montant total avoisinant 33 milliards de dollars (27,6 milliards d’euros), selon le gouvernement chinois. Les déboires récents du géant des télécoms ZTE prouvent que les entreprises chinoises ne sont pas à l’abri des sanctions. ZTE ne peut désormais plus acheter de composants américains, après avoir exporté vers la Corée du Nord et l’Iran des téléphones comprenant des éléments fabriqués aux Etats-Unis, violant au passage les embargos décrétés par Washington.

Nucléaire iranien : le chef de la diplomatie iranienne en tournée pour sauver l'accord

  Nucléaire iranien : le chef de la diplomatie iranienne en tournée pour sauver l'accord L'Iran entame samedi à Pékin une vaste offensive diplomatique, qui conduira ensuite son ministre des Affaires étrangères à Moscou puis à Bruxelles. Objectif : tenter de sauver l'accord nucléaire abandonné par les États-Unis. Opération de la dernière chance pour Téhéran, déterminé à ne pas laisser mourir l'accord sur le nucléaire iranien. Le chef de la diplomatie iranienne Mohammed Javad Zarif va multiplier les déplacements : Pékin samedi Opération de la dernière chance pour Téhéran, déterminé à ne pas laisser mourir l'accord sur le nucléaire iranien.

Manifestation contre les USA à Téhéran : « les américains nous ont roulé, on savait qu’on ne pouvait pas leur Il se rendra successivement à Pékin , Moscou et Bruxelles, siège de l'Union européenne, pour des Rester connecté. Mot de passe oublié ? Entrez dans le site. Inscrivez-vous en ligne.

Pour être tout à fait sincère, choisir entre Ryad et Téhéran , c’est un peu comme hésiter entre la peste au choléra. Le seul qui avait compris , c’était Chirac. Il avait des défauts mais au registre des ses qualités, il avait une culture encyclopédique sur le Moyen Orient, bien au-dessus des 2 nabots qui lui

Pourtant, la Chine semble bien moins craindre les sanctions américaines que l’Union européenne. «Comme la Chine n’est pas vraiment une économie de marché, elle peut créer des entreprises non dépendantes du marché américain pour commercer avec l’Iran, en se soustrayant aux sanctions américaines. Elle peut aussi proposer à l’Iran de commercer dans d’autres devises que le dollar», explique Camille Brugier. La Chine pourrait même tirer certains avantages d’un retrait européen de l’économie iranienne. «Avec le retour des sanctions, la Chine pourrait être à nouveau le seul importateur de pétrole iranien, et donc bénéficier de tarifs plus avantageux et d’un apport en pétrole iranien plus important qu’actuellement», avance Camille Brugier. Pékin a d’ailleurs lancé en mars sa propre bourse du pétrole en créant des contrats à terme sur le brut côtés en yuan, pour concurrencer le Brent américain, qui domine largement le marché pétrolier.

Dimanche, à l’issue de sa rencontre avec son homologue iranien, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, s’est contenté d’une défense a minima de l’accord. Alors que le ministre iranien espère «établir un cadre futur clair pour l’accord» grâce à sa tournée diplomatique, Wang Yi a simplement indiqué que la Chine était «disposée à avoir des discussions stratégiques opportunes avec l’Iran». C’est pourtant à l’Europe que s’est principalement adressé Mohammad Javad Zarif en déclarant : «Si l’accord doit perdurer, nos intérêts doivent être assurés. Nous allons voir comment les pays européens garantiraient que les intérêts de l’Iran soient assurés.» Une posture paradoxale qui montre bien que les relations sino-iraniennes sont beaucoup plus stables et bien moins dépendantes de l’accord de 2015 que celles entre l’UE et l’Iran.

L'accord de 2015 sur le nucléaire iranien peut rester viable-Le Drian

  L'accord de 2015 sur le nucléaire iranien peut rester viable-Le Drian La France a l'intention de rester partie prenante de l'accord sur le programme nucléaire de l'Iran et continue de penser qu'il peut empêcher Téhéran de se doter de l'arme atomique, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. Le ministre français, en visite à Dublin, a souligné l'importance de la lutte contre la prolifération nucléaire et estimé que l'accord de juillet 2015 signifiait que la non prolifération nucléaire était possible.

Coopération militaire renforcée avec Pékin , navires iraniens invités en Russie, et bien sûr une position commune sur les grands dossiers internationaux dont la Syrie. Les liens énergétiques entre Téhéran et Pékin sont déjà anciens mais se consolident chaque jour.

La géopolitique autrement, pour mieux la comprendre La réponse est à Téhéran , à Pékin et à New Delhi. On remarquera la tempérance timide de la Chancelière prise en étau.. entre ses intérêts propres et les exigences des belliqueux hystériques impériaux.

Routes de la soie

La Chine et l’Iran partagent une longue histoire diplomatique et commerciale, réactualisée par le projet chinois des «nouvelles routes de la soie». Pékin veut mettre en place un réseau d’infrastructures reliant ses côtes à l’Europe pour lui permettre, entre autres, de développer l’export au Moyen-Orient et d’importer des produits périssables européens. L’Iran en est un maillon essentiel, par sa position géographique incontournable entre l’Europe et l’Asie orientale. La Chine investit dans le développement de lignes ferroviaires partant de Téhéran, vers le Turkménistan à l’est et vers la Turquie à l’ouest. Une ligne Shanghai-Téhéran est espérée pour 2021. En 2016, un trajet test avait déjà permis de relier les deux villes en douze jours, soit dix-huit de moins que par la mer.

Pour Camille Brugier, si la Chine peut tirer profit du retour de sanctions économiques contre l’Iran, d’un point de vue politique, elle a tout intérêt à participer à une sauvegarde du traité. «L’une des grandes ambitions chinoises est de mener à terme le projet OBOR [One Belt One Road, le nom officiel de ce projet de nouvelles routes de la soie, ndlr] et elle a besoin pour cela d’un Moyen-Orient stable et relativement pacifié, alors qu’une sortie de l’accord risque au contraire de le déstabiliser. C’est un projet de long terme plus intéressant pour elle qu’un simple approvisionnement en pétrole bon marché», précise-t-elle. Avec ou sans accord sur le nucléaire, la collaboration sino-iranienne risque de ne pas s’arrêter de sitôt.

L'émissaire du Medef en Iran pessimiste pour les sociétés européennes .
Le représentant des intérêts commerciaux français à Téhéran redoute un exode massif des entreprises européennes après le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire et craint que les efforts européens pour l'empêcher se révèlent vains.L'Union européenne s'est dite vendredi déterminée à sauver l'accord de Vienne de juillet 2015, qui encadre les activités nucléaires de l'Iran en échange d'une levée progressive des sanctions économiques frappant Téhéran.

Source: http://fr.pressfrom.com/actualite/monde/-103744-entre-pekin-et-teheran-des-interets-bien-compris/

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